POUR AINSI DIRE

Exposition à la Douëra

2 rue du Lion d’Or

54220 MALZEVILLE

du 3 au 25 avril 2021

Pour ainsi dire…
Ces temps troublés, cet ailleurs enfoui dont les bribes émergent fugitivement de nos mémoires, ces lendemains incertains…
Un monde en suspens entre minéral, végétal, organique, un regard sur le minuscule redimensionné, sur la place de l’humain conscient de sa finitude.
Des ermitages, confinements volontaires dans d’improbables architectures, dispositifs à rêver, à imaginer, à être, à penser.
Pour ainsi dire, cette sorte de cabinet de curiosités où la trace, le signe, le fragment, suggèrent une réalité autre.

La ville de Malzéville a maintenu l’exposition de Françoise Chamagne prévue en avril 2021.
Cependant, les nouvelles mesures gouvernementales ne nous permettent pas d’ouvrir les portes de La Douëra.
Qu’à cela ne tienne…
Nous vous invitons à plonger virtuellement au cœur de l’exposition de Françoise Chamagne
en cliquant sur ce lien : https://my.matterport.com/show/?m=9gEErLmBZGS

la Douêra, 2 rue du Lion d'Or 54220 Malzéville
La Douëra est une demeure orientaliste d’inspiration mozarabe qui renferme trois salons au décor inspiré de l’Orient. Son allure de petite mosquée cairote fut le souhait du peintre et archéologue Charles Cournault (1815-1904), élève de Delacroix qui voyagea en Algérie vers 1840. La ville de Malzéville (près de Nancy) qui en est l’actuel propriétaire, en a fait un centre culturel où y sont présentées des expositions, des concerts…

L E S   L I C H E N S

 Une belle histoire d’amour : Il résulte de la symbiose entre un champignon et des algues unicellulaires. Le premier fournit l’abri, l’eau et les sels minéraux aux secondes qui le ravitaillent en sucre qu’elles produisent par photosynthèse.

Le lichen est partout : sur les bâtiments, les roches, les arbres, les sols, dans les déserts de sable comme de glace. Il me fascine pour l’extraordinaire diversité de couleurs, de textures, de reliefs, de motifs qui lui sont propres : 20 000 espèces de lichens ont été identifiées comme autant de combinaisons improbables.

Utilisé pendant des siècles comme nourriture ou comme médicament, pour les teintures ou les parfums, il a suivi l’histoire des hommes.

Il est un bel exemple de cohabitation et d’adaptation et une source d’inspiration infinie.

Peintures, volumes en feutre végétal, bois ou plexiglas, du microcosme au macrocosme les formes s’imbriquent, se roulent, se déroulent, se recomposent dans l’espace, au sol et sur les murs.

LES IMPROMPTUS

Galerie TEM Espace d’art contemporain et son jardin à Govillers

Chaque année, de juin à octobre, et depuis la première édition en 1992, TEM vous invite à découvrir une nouvelle exposition collective. Peintures, sculptures, gravures, installations, vidéos occupent le couloir pavé, le  belvédère, la passerelle, la coursive, le plateau, la terrasse, la trébuche: parcours insolite qui  vous mène au jardin. 

L’exposition prévue en 2020 est toujours reportée à l’année prochaine pour cause de confinement Covid.

​Cette année les  « Impromptus au jardin » ( événements hors série ) ont été appréciés par les artistes et les visiteurs; un pari réussi grâce à tous les plasticiens qui ont pu investir le jardin en un temps record avec des créations inattendues et originales.

Le temps d’un dimanche d’Aout, le 31, j’y ai installé une série de lichens en dialogue avec les peintures d’Arman Tadevosyan

VISITE D’ATELIER Juin 2020

Je vous invite à visiter mon atelier à travers l’objectif et l’œil créatif de mon ami Jérôme Tijou, photographe.
Regards croisés, matières revisitées, mise en perspective de mon lieu de vie et de travail… partage.
Partage que j’espère aussi plus concret en vous recevant in situ quand vous le souhaiterez ! Un simple coup de fil ou courriel et vous aurez droit à une visite privée pour découvrir ou redécouvrir mon travail avec le feutre de lin, mes dernières peintures, dessins et pastels. Vous pourrez farfouiller dans mes tiroirs, cartons et recoins de l’atelier et poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit.
Vous pourrez essayer mes colliers, feuilleter mes livres, caresser le feutre de lin, cette belle matière que j’ai fait mienne depuis 20 ans déjà et aussi faire le tour du jardin en picorant au passage cerises et framboises !
Je serai heureuse d’échanger avec vous, avec toutes les précautions d’usage en cette période encore troublée.

à bientôt, le plaisir de vous rencontrer !

FRAGMENTS Médiathèque Gérard Thirion à Laxou

C’est en 2000, pour une exposition collective à laquelle je participais dans cette Médiathèque, « Papier… mais presque », que j’ai eu l’occasion d’expérimenter ce matériau, le feutre végétal. 20 ans déjà !
De cette rencontre intime avec cette matière qui semble rescapée d’une civilisation archaïque, j’ai fait ressurgir une sorte d’archéologie réinventée qui a nourri différentes séries : Les simulacres de livres, les reliquaires pour objets incertains, les parures, les végétales, les abris d’infortune…
Toutes ces thématiques font écho à une mémoire collective ancestrale s’entrecroisant avec ma trajectoire personnelle en miroir avec une actualité bien réelle.
Gardant en perspective la même thématique, j’ai eu envie cette fois, d’aller au plus près du paysage.
Inspirée par la formidable diversité des lichens qui prolifèrent sous toutes latitudes, dans les déserts brûlants comme dans les pays de glace et … les jardins de Laxou, une botanique de signes est apparue, composant un vocabulaire.
Une nouvelle écriture se dessine.
Ombre et lumière s’inscrivent dans l’espace, les vides se jouent des pleins et le regard s’insinue pour recomposer un paysage, aux couleurs de l’automne, blancs comme neige ou ponctués de vermillon, indigo, garance, vert printemps…
Les livres recueillent quelques spécimens sur des pages volantes.
Quelques fragments se font parures, les cosses, promesses de renouveau.

Ici, avant, ailleurs… L’invisible prend forme.

C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche… pour paraphraser le peintre Pierre Soulages.